Gerberoy, Gerberoy…

Ö merveilleux village,
Toi, joyau oublié d’un écrin de verdure,
Tu sors tout droit du Moyen-âge,
Défi du passé au futur.

Dans tes ruelles vagabondes,
Sur tes pavés disjoints, usés,
On gravit lentement les pentes
Qui, entre tes maisons serpentent ;
Vieilles façades qui abondent
Et rivalisent de beauté.


Village de pierres et de torchis,
Sur la colline où l’Ile de France
Vient côtoyer la Normandie,
Tu dus connaître bien des transes
Mais jamais tu ne fus détruit.


Et du printemps aux premiers givres,
Jardin idéal et sacré,
Le passant, de tes fleurs s’ennivre :
Iris bleus, jaunes ou mordorés
Cramponnés au pied des murettes,
Clématites, glycines et rosiers
Qui grimpent et donnent un air de fête
Aux colombages avivés…

Des peintres, tu es le paradis
Les artistes viennent t’admirer.
Et certains noms se sont inscrits
Qui resteront dans ta mémoire :
Le Sidaner au temps jadis,
René Heveraet, sa fille Sophie,
Peintures et vitraux pleins d’espoir.
Et grâce à leur talent aussi,
Ta chatoyante image parcourt tout le pays.
De ton charme le poète se sent imprégné.


De tes pavés disjoints, écoute le silence…

Les autos, lentement, passent à roues feutrées
Pendant que les chevaux de leurs sabots ferrés
Font retentir leurs pas chauds et cloqués,
Réveillant souvenirs et émotions intenses
Des cavalcades anciennes.


Gerberoy, si grand est ton attrait…

Quand on y est venu, il faut qu’on y revienne ;

Jacques Varlet